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Va-t-on laisser s’étioler le modèle ?

Va-t-on laisser s’étioler le modèle ?

Instabilité institutionnelle, obsolescence des équipements, défaillances des plateaux techniques, crises socio-professionnelles, dysfonctionnements des services de santé… Des mots, mais surtout des maux qui gangrenaient la gestion des achats et de la maintenance des équipements biomédicaux et hospitaliers. Alors, les acteurs de la santé ont appelé de tous leurs vœux la création d’une structure spécialisée dotée d’un statut approprié. Ainsi naquit la SOGEMAB, avec pour principales missions, l’acquisition et la maintenance des équipements et matériels médico-techniques, ainsi que la formation des acteurs.

Société d’Etat déjà perçue comme un modèle dont certains pays de la sous-région Ouest africaine s’inspirent, la SOGEMAB est saluée pour ses prouesses techniques et managériales appréciées par les spécialistes et autres bénéficiaires directs de ses prestations. Probablement de bonne foi, d’autres personnes, mal informées, l’accusent d’avoir livré de mauvais équipements ou de ne les avoir pas installés, ignorant que les marchés concernés ne lui ont jamais été confiés et que ses techniciens s’attachaient plutôt à sauver des situations graves.

De plus, la société doit faire face aux résistances multiformes à la centralisation des achats qui est porteuse de multiples avantages pour les structures de santé, les populations et l’Etat. Intrinsèquement, la SOGEMAB est l’instrument national spécialisé dans l’achat et la maintenance des équipements médico-techniques. Tel est le fondement de sa création, réaffirmé à la fois par le Gouvernement lors de plusieurs Assemblées Générales des Société d’Etat (AGSE), mais aussi par les acteurs représentatifs du système national de santé lors des Etats Généraux des Hôpitaux qui se sont tenus en novembre 2016. Elle n’est en position de conflits de compétences ni avec des Directions centrales chargées de missions de réglementation, ni avec des administrations chargées de missions de support ou d’allocation de ressources. Structure d’achat, elle n’est pas non plus en concurrence avec les fournisseurs privés, vendeurs par essence.

Bientôt les formations se feront dans ce bâtiment technique en construction

Bientôt les formations se feront dans ce bâtiment technique en construction

Comme toute structure nouvelle, elle connaît des insuffisances dans son organisation et ses procédures, mais subit surtout les assauts menés contre les changements qualitatifs qu’elle opère, avec des approches basées sur la transparence, la rigueur et l’exigence de l’intérêt général. C’est pourquoi, le voile des fausses accusations et des facteurs de blocage de son fonctionnement ne peuvent résister à la lumière des vérifications et de la vérité. Notre Société est donc obligée de démontrer, preuves à l’appui, que ses performances en achats et maintenances d’équipements médico-techniques demeurent inégalées dans notre pays. La SOGEMAB se doit aussi de montrer que la vision rêvée par les acteurs du système national de santé pour des plateaux techniques sûrs, fiables, économiquement rentables, durables, fonctionnels et disponibles, peut facilement devenir réalité.

Cela devra passer par des solutions idoines aux insuffisances et difficultés qui limitent la vitesse de croisière de la SOGEMAB, ainsi que la reconnaissance et le renforcement de ses performances et s’inscrirait en droite ligne des ambitions du Programme présidentiel de Son Excellence Le Président Roch Marc Christian KABORE et du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).